C’est le laboratoire de recherche de Sony, Sony CSL (Sony Computer Science Laboratory), qui a mis au point Flow Machines, un algorithme capable de composer des chansons dans n’importe que style, y compris celui des Beatles.

Pour composer « Daddy’s Car », Flow Machines s’appuie sur une base de données de plus de 13 000 titres. C’est à partir de cette connaissance que l’algorithme utilise de l’intelligence artificielle pour apprendre les différents styles propres à chaque artiste. Dans le cas de cette nouvelle chanson des Beatles, le logiciel a généré une suite d’accords pour en faire une mélodie, soit le squelette d’une chanson directement inspiré des caractéristiques stylistiques des chansons des Beatles.

 

On peut noter que si le travail d’arrangement est complexe, la chanson elle-même n’est pas très convaincante. Néanmoins, c’est suffisamment réussi pour qu’on se pose la question : si la machine arrive à retirer à l’homme la possibilité de se sublimer par l’Art, est ce que ce ne sera pas le socle d’une détestation définitive et d’un refus déterminé de la technologie, plus que la lutte pour le pouvoir de gouvernement?

Vous avez deux heures…