FCPX-Tech 03 : l’image vidéo, repères

2L’image vidéo est maintenant habituellement numérique. Contrairement à l’image photographique, elle est encore grossière même si l’évolution est de plus en plus rapide.

Elle se définit par :

  • ses dimensions, en pixels
  • son ratio : 4/3, 16/9
  • sa cadence, ou Frame Rate, en images par seconde
  • son type d’affichage : progressif, entrelacé
  • son échantillonnage : 4:4:4, 4:2:2, etc.
  • son type de compression ou codec : DVCproHD, ProRes, H264, etc.

Le tout définit un débit, qui doit être adaptable à la diffusion ou au moins aux machines devant traiter la vidéo, et une qualité d’image. « Plus le débit sera faible, plus l’image sera sommaire » peut être un bon départ pour la compréhension. Une image grande et détaillée présentera un fort débit.

Tailles d’images courantes

SD 768 x 576
HD 1280 x 720
HD 1920 x 1080
2k (cinema) 2048 x 1080
UHD (tv) 3840  × 2160
4k (cinema) 4096 × 2160

definitions-image

⚠️ Il est toujours possible de travailler avec d’autres dimensions, mais cela produira difficultés et artefacts lors de la diffusion et nécessitera, en fonction du ratio, des compléments d’images noirs (letterbox, pillar box). D’autant que vous participez à une chaîne de production  très normée!

⚠️ Au gré des modes, certains formats deviennent populaires. Ces jours-ci (année 2015) le 4K est très à la mode. Cela n’empêche pas le 8K de se développer au Japon (Super HiVision).

Ratios courants

  • 1,33:1 (ou 4/3) : format  de la télévision standard (SD)
  • 1,43:1 : format IMAX (le format de pellicule est de 70 mm)
  • 1,66:1 : format panoramique utilisé en Europe, ainsi que celui du super 16.
  • 1,78:1 (ou 16/9) : nouveau format vidéo standard utilisé à la télévision et par certaines caméras grand public ;

La vidéo exploite les formats 4/3 et 16/9.

Le 16/9 (1,78:1) est un compromis entre les formats cinématographiques les plus courants, qui permet de reproduire des formats larges (1,85:1 ou 2,35:1) tout en limitant les bandes noires en haut et en bas, via le procédé Letterbox. L’argument commercial est que l’on profite d’une plus grande surface d’image.

Les films sont parfois recadrés selon la technique dite du Pan and scan ; on coupe les deux bords latéraux de l’image pour obtenir une image « plein écran ». Comme les bords contiennent parfois des éléments importants, on effectue un glissement du cadre (scan), comme un panoramique artificiel, ou bien un redécoupage de la scène : on montre successivement la gauche et la droite de l’image (comme une sorte de champ-contrechamp en plan de coupe).

À l’époque où la pellicule était encore utilisée pour la diffusion à la télévision, on tirait une copie « pan et scannée », que l’on qualifiait de « copie plate » (par opposition à l’original anamorphosé dans le cas d’un original en CinemaScope ou équivalent). Quelques distributeurs peu scrupuleux ont mis en circulation ces copies dans le circuit des salles (c’est le cas par exemple du Journal d’Anne Frank de George Stevens en 1959).

Souvent utilisé aux États-Unis ce procédé est même complètement assisté par ordinateur et l’œil suit le sujet qui parle ou le sujet le plus volumineux. Cette technique est peu appréciée des cinéphiles car elle détruit le cadrage voulu par le réalisateur.

Format Image Television Cinema.jpg
Affichage sur un écran 16/9

 

Il existe ensuite en HD plusieurs vitesses de défilement d’images :

  • 24P : vitesse de défilement progressif du cinéma (film)
  • 25P : vitesse de défilement progressif en Europe (et dans les pays en PAL et SECAM)
  • 30P : vitesse de défilement progressif aux États-Unis et Japon (et Pays en NTSC) qui est en fait de 29,97 im/s
  • 50I : standard de télévision dite « PAL22 (en fait 50 demi-images par seconde en entrelacé, fluidité doublée)
  • 60I : standard de télévision « NTSC22 » (en fait 59,94 demi-images par seconde en entrelacé, fluidité doublée)

Et depuis la mise à jour de l’AVCHD en 2.0 :

  • 50P : fluidité doublée en progressif en Europe
  • 60P : fluidité doublée en progressif aux États-Unis et Japon.

Le p signifie « progressif » (progressive en anglais), le i signifie « entrelacé » (interlaced en anglais).

  • 1080p : 1 920 × 1 080
  • 1080i : 1 920 × 1 080
  • 720p  : 1 280 × 720
  • 480p ou 576p : 720 × 480 ou 720 × 576 (appelé ED – Enhanced Definition)
  • 576i : 720 × 576 (appelé SD, sous PAL ou SECAM)
  • 480i : 720 × 480 (appelé SD, sous NTSC)

Cadence

Les cadences d’images peuvent être en mode progressif (P) ou entrelacé (I) ; le mode entrelacé est issu historiquement de la diffusion d’images destinées aux tube cathodiques, et permet de donner l’impression visuelle d’une grande fluidité dans le mouvement tout en contenant le débit. Il s’agit de projeter une image en deux parties (trames), chaque trame affichant la moitié des lignes nécessaires, restituant par persistance rétinienne la totalité de l’image.

Le progressif, lui, offre une pleine définition de l’image.

Il existe ensuite en HD plusieurs vitesses de défilement d’images :

  • 24P : vitesse de défilement progressif du cinéma (film)
  • 25P : vitesse de défilement progressif en Europe (et dans les pays en PAL et SECAM)
  • 30P : vitesse de défilement progressif aux États-Unis et Japon (et Pays en NTSC) qui est en fait de 29,97 im/s
  • 50I : standard de télévision dite « PAL22 (en fait 50 demi-images par seconde en entrelacé, fluidité doublée)
  • 60I : standard de télévision « NTSC22 » (en fait 59,94 demi-images par seconde en entrelacé, fluidité doublé
  • 50P : fluidité doublée en progressif en Europe
  • 60P : fluidité doublée en progressif aux États-Unis et Japon.

Plus il y a d’images par seconde, plus les mouvements sont fluides.

⚠️ Chaque type d’image possède ses artefacts. Le progressif a tendance à saccader les mouvements, et l’entrelacé moire. Une règle donc : si je favorise le mouvement, je tourne en I; si je tourne plutôt en plan fixe, je choisis le progressif.

⚠️ La norme, à l’instant T, est : 1080 i 50, 4:2:2. Si vous travaillez selon d’autres normes, c’est à vos risques et périls.