Logo-Vidbooster-Vert-2015-513L’image numérique n‘existe pas : il n‘existe que des descriptions d’images, acquises par échantillonnage, qu’on doit soumettre à une carte graphique pour visualisation lorsque le besoin s’en fait sentir. Chaque image a donc été analysée (échantillonnage), et ses caractéristiques été enregistrées dans un fichier media, par exemple un Fichier.mov

« .mov » veut dire que ces fichiers sont de type Quick Time, ce qui veut dire « multimedia-Apple ». QuickTime est un encapsuleur, un conteneur dans lequel on peut trouver de la photo, du son ou de la vidéo. « .movveut dire : « à l’intérieur de ce conteneur se trouve une vidéo lisible par le matériel Apple, ou les logiciels Apple.

Mais cette vidéo est codée. Pourquoi?

Une seconde de vidéo représente 25 images de 1920 x 1080 points, sur trois couches RVB quantifiées en 8 bits (par exemple). Cela veut dire que chaque seconde de cette vidéo pèse environ 103,68 Mo . Cette indication est dite « Débit ».

Au montage, il est courant de mélanger plusieurs vidéos : fondus, titres, logos, etc. Autant d’éléments, autant de flux ajoutés. Deux images en fondu, avec un titre et un logo feront quatre flux, et donc un débit hypothétique, en non-compressé de plus de 412 Mo, impossible à gérer pour une machine actuelle, même puissante.

Il y a donc nécessité de réduire le poids de ces images.

⚠️ 50mb/s est le débit de diffusion Broadcast. 100 Mb/s, un débit de postproduction lambda…

Les moyens sont multiples :

  • ne pas analyser tous les points lors de l’échantillonnage (sous-échantillonnage)
  • décider de faire une analyse plus ou moins grossière (quantification 8 bits, 10 bits
  • compresser les données

Sous échantillonnage

L’Homme voit très bien le noir et blanc. Il voit aussi très bien dans le vert. On ne peut donc pas retirer de détail dans ces deux parties du signal. Il voit par contre beaucoup moins bien dans le bleu et le rouge. Une légère altération de ces deux couleurs ne sera donc pas perçue.

L’échantillonnage se note  sur un carré de 4 pixels de côté. Ex.: 4:1:1, mais une image un peu moins précise.

4:4:4 est l’indication que tous les pixels ont été analysés.

4:2:2 veut dire que les pixels couleurs n’ont été analysés qu’une fois sur deux. Le résultat sera un flux plus léger.

Le standard actuel broadcast est le 4:2:2

Quantification

La profondeur de quantification détermine la précision des valeurs de lumière ou de couleur. Un codage sur 10 bits donne une palette de couleurs plus riche qu’un codage sur 8 bits, mais aussi un signal plus lourd.

Compression

Il y a plusieurs types de compression. Chronologiquement, on trouve :

  • La suppression des redondances, non destructive :  LZW, très efficace sur les à-plats, base de la compression ZIP
  • La compression Intra, basée sur des algorithmes complexes (DCT, etc.), qui est destructive mais qui garde la totalité de l’image
  • La compression Prédictive, où toutes les images ne sont pas fournies, mais seulement des images de bases, les autres étant prédites ou interpolées. Cela concerne la famille des Mpeg, 1, 2, 4.

Chaque constructeur a sa façon d’arriver à l’allégement des images, son Codec (codeur-décodeur).

⚠️ Avant de se lancer dans un projet, il sera avantageux de voir si le codec de tournage sera gérable par la station de montage! Attention aux codec propriétaires folkloriques!

Deux codecs remarquables

La famille des Pro Res est une création d’Apple. C’est actuellement le codec de travail le plus universel, quasiment tous les constructeur le reconnaissent comme supérieur. Ce sera notre codec préféré pour une prostproduction soignée et la fabrication des master en fin de montage, car il convient très bien en projection.

Il existe en plusieurs qualités :

  • ProRes 422 : qualité normale, Broadcast
  • ProRes 422 HQ : signal plus lourd, un peu plus flatteur, mais cela en vaut-il réellement la peine?
  • ProRes 444 et 4444 XQ : signaux réservés à la production de luxe et aux effets spéciaux
  • ProRes LT et Proxy sont des versions très compressées, destinées à soulager votre machine. Elle ne doivent pas être utilisées en diffusion

Le H264 est une déclinaison du Mpeg4 destinée à l’origine  à la diffusion sur Internet. Mais le codage étant bon, un certain nombre de constructeurs l’ont adopté pour leurs caméras. Nikon et Canon, par exemple. Il est maintenant le symbole de la nouvelle vidéo, et FCPX en est le spécialiste.